Le plat pays Neerlandais.

Au revoir la France. Bonjour les Pays-Bas.


Après avoir rejoint Marcellin à la gare du Nord à Paris, nous prenons le train Thalys direction Rotterdam. Trois heures dans ce train luxueux, propre et calme, des traits caractéristiques du pays dans lequel nous entrons.

Dans l’attente d’en découdre avec les routes néerlandaises, nous trinquons quelques bières entre frangins.

Ce 21 Septembre, c'est le moment de se mettre en selle. Nous montons nos vélos en buvant notre café avec le cuistot de l'hôtel très curieux de notre voyage. Il nous parle de ses aventures transsibériennes. Le flambeau transmit, il nous souhaite bonne route vers l'Est de l'Europe.

Le départ est juste parfait. Les rues sont ensoleillées. Des pistes cyclables de tous les côtés dans ce pays où le cycliste est roi. Nous traversons la ville de Gouda où nous cédons aux jolies saveurs des fromages à la truffe, chili, pesto... La jolie ville d'Utrecht aux multiples péniches et rues piétonnes. Et des campagnes aux champs quadrillés par des ruisseaux et rivières servant à l'irrigation des cultures et élevages. Aux Pays-Bas tout nous paraît méticuleusement calculé et organisé, c'est impressionnant.

Après 108 km, nous campons dans une ferme à Apeldoorn, profitant de cette fin d'été entre frères.

Cette première nuit en tente est difficile, je dors mal, mon ventre se tord sûrement dû à l'excitation du départ et mes côtes souffrent depuis mes acrobaties lors d’un tumultueux festival d'été.

Nous plions bagages en grimaçant mais avec une joie énorme d'être sur les routes et cet incroyable sentiment de liberté qu'offre le voyage à vélo.

Après 45 km nous stoppons à Deventer pour déjeuner d'une spécialité néerlandaise : les bitterballens, ce sont des boulettes de viandes, d'oignons et d'épices. Mon estomac est plus comblé que mes papilles gustatives.

Nous rigolons, nous peinons puis nous jubilons à parcourir cette longue étape de 142 km. Proche de la frontière allemande, Marcellin réussit à chuter en pleine ligne droite. Comment a t-il fait ? Certainement dû à son sens de l'équilibre proche du néant. Je m'effraie les premières secondes de le voir les quatre fers en l'air
sur le bas côté. Et je ne peux pas m'empêcher de pouffer de rire face à ce scénario gag dès la deuxième journée.

En fin de journée nous arrivons à Lingen et entrons en Allemagne. Dans ce village arboré par des milliers de briques rouges -il y en a autant sur les trottoirs que sur les mureaux- nous rejoignons la maison de Roman et Laura, deux allemands rencontrés grâce à la plateforme Couchsurfing. Nous partageons un repas et discutons dans un anglais approximatif. Marcellin se débrouille bien dans la langue de Shakespear alors que je patauge dans un vocabulaire très limité. Bref, quel bonheur et privilège d'être convié chez ces inconnus le temps d'une soirée.

C'est sur cette jolie rencontre que l'Allemagne nous ouvre ses portes.




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